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Journal du Vendée-Dakar écrit par François, 12 ans.
Sommaire :
Aujourd’hui, il ne s’est rien passé d’extraordinaire, si ce n’est que c’était mon dernier jour d’école. En dernière heure, mon prof principal a offert un pot à toute la classe en l’honneur de mon départ. Là il a fallu que j’explique à la classe notre projet et comment ça allait se passer les échange avec l’école pendant le voyage. A la sonnerie, j’ai dit au revoir à mes amis sans oublier de les narguer un peu ! Ce fut une dernière heure assez sympathique. De retour à la maison, il faut faire les bagages, le rangement et les préparatifs. Vers six heures, Corentin et Batiste sont venus me voir pour me dire au revoir. Ce matin, pas de grasse matinée comme tous les week-ends, juste un petit déjeuner rapide car c’est J-1, tout le monde s’active car les bagages doivent être bouclés ce soir dans les 4X4 prêts et vérifiés. Alors c’est parti, maman et Sophie s’occupent des bagages, Maël et moi des voitures et papa était stressé et Jean Luc malade et de mauvaise humeur… bref, voici une journée qui s’annonce bien ! Quand je suis aux voitures, finalement Jean-Luc est un peu trop fatigué pour râler beaucoup, par contre, quand je suis à la maison, maman est en pleine forme et n’arrête pas ! Le soir nous avions fait les trois quarts du chargement…
LE DEPART : dimanche 30 septembre Le réveil est dur, il fait noir, c’est la nuit, il est six heures, dehors les oiseaux ne chantent pas encore, on entend juste le bruit de l’eau et du vent ! Je sors doucement du sommeil, maman s’est déjà remis au travail avec Sophie. Maël charge les malles avec papa, au fur et à mesure, nous nous approchons de la fin du chargement. Les amis et les passagers arrivent en commençant par les Drouet, Samuel et Romain suivis par la troupe de la vallée… Il est 10 heures et nous devons partir à 10 heures et demi personne n’aurai parié 1 centime que nous serions parti à l’heure voulue et pourtant à 10H35 nous sommes sur la route. Nous ne nous rendons pas encore compte que nous sommes partis car nous avons tellement l’habitude de prendre ces routes ! Première escale, La Rochelle où mamie nous attend pour le déjeuner. Comme d’habitude le repas est monstrueux entre les moules, les mogettes, le rôti et les deux monstrueux crambel. Et après ce festin nous repartons avec une passagère en plus, mamie d’Espagne. Nous roulons et roulons faisant parfois une escale pour prendre un thé avec toute l’équipe ( Maël, Romain, Samuel, mamie, Sophie, moi et les parents). Vers 20h nous arrivons chez Claudie l’architecte. Sa maison est immense et très bien décorée avec des cages remplies de petites lumières, des tableaux et beaucoup d’autres objets insolites. Là, nous attendait un somptueux repas aux chandelles. François nous a raconté ses histoires d’animaux, entre le baptême de son âne et la poupée gonflable de son coq, ce fut une très bonne soirée où tout le monde a discuté et rigolé.
Ce matin Maël vérifie les roues du Land, car hier elles grinçaient légèrement. Il constate qu’il manquait de l’huile alors que juste avant de partir nous l’avions emmené au garage pour une révision complète, mais bon l’affaire est vite réglée et nous revoilà repartit sur la route en direction de Toulouse. Au bout d’une heure de route, les grincements reviennent mais là, ça faisait plus de bruit. Maman commençait à s’inquiéter et voulait aller au garage, mais papa lui était persuadé que s’était juste un caillou dans les freins. Une petite engueulade était inévitable, finalement on a téléphoné au garage et on a eu deux garagistes, l’un dit : « c’est un caillou » et l’autre, « un gros problème de roulements ». Papa toujours sûr de lui, continu sur l’idée du caillou… Bien sûr, vous devinez la suite de l’histoire… Au péage on entend mais alors un bruit de casserole rouillée ! C’était les roulement complètement foutus. Résultat des courses on appelle le garage Land-Rover pour qu’il vienne nous dépanner. Pendant que maman passait les coups de téléphone on se moquait gentiment de papa qui avait choisi le Land mythique pour sa fiabilité et paf ! en panne. Finalement la dépanneuse est venue nous chercher. Maman a pris une photo du « superbe » et » invincible » 4x4 africains se faire tirer sur la dépanneuse par notre sauveur. Le groupe se sépare, papa, les garçons et mamie continue et moi je reste avec maman et les filles pour un petit tour de manège sur le périphérique. Du haut de notre dépanneuse on regarde les autres dans leur petite voiture. Il faut avouer que ça faisait bizarre mais on a bien rigolé. Après c’est moins drôle car arrivé au garage mauvaise nouvelle, ils n’ont pas la pièce qu’il faut et ils ne pourront pas réparer avant mercredi.
MONTAUBANT, LE RETOUR : lundi 1, mardi 2 et mercredi 3 octobre Et oui, nous avons passé une si bonne journée chez Claudie que nous y sommes revenus quelques jours. Nous avons été très bien accueillis et tout s’est bien passé entre le tissage des colliers de perles, les promenades et la démonstration d’accordéon. Nous sommes tous repartis enchantés. Les filles qui ont toujours de bonnes idées, se sont permises l’achat d’un superbe accordéon diatonique pour Sophie qui en rêvait.
Après avoir récupéré le 4x4, nous filons vers le sud. Petit à petit le paysage change devenant de plus en plus sec. Vers 7 heures, le ciel commence à s’assombrir et au loin nous voyons un magnifique orage. Plus tard nous nous arrêtons dans un camping surchargé de caravane et de tante à l’année. Finalement nous avons trouvé une petite place entre des oliviers. Pour la première fois depuis le départ nous plantons la tante mais il faut faire vite car l’orage approche. A peine le double toit mis, une pluie torrentielle et un vent violent viennent s’abattre sur nous et nous avons été obligé de nous installer sous le hauvent de la caravane juste à côté en attendant que la pluie s’en aille aussi vite qu’elle est venue.
RETROUVAILLE : jeudi 4 octobre Ce matin nous reprenons la route pour Altéa. Les vergers et les villes défilent sous nos yeux, parfois les paysages changent et deviennent de plus en plus sec. Vers 3 heures nous arrivons chez mamie à Altéa , où on retrouve le reste de l’équipe, pour une paella monstrueuse.
Aujourd’hui, direction Grenade. Sur la route nous observons le paysage toujours aussi variable. En commençant par de grandes étendues arides où poussaient d’innombrables amandiers. Ensuite nous entrons dans l’Andalousie et ses collines où la végétation change selon l’orientation du versent (plus ou moins sec). Parfois se dessine un immense puits de verdure comme une oasis dans la montagne. Et vers la fin, on voit dans le creux des montagnes de magnifiques maisons troglodytes et de ci de là des forêts de pins. Il est 3 heures, nous cherchons un endroit pour nous installer en dehors de la ville elle-même. Nous prenons des petites routes qui parfois ne mènent nulle part. Au bout d’un moment nous prenons un chemin de montagne et soudain de derrière les arbres, surgit une immense construction de briques au sommet d’une colline, c’est l’Alhambra l’ancien palais des sultans arabes et ses jardins de rêves, en pleins milieux de la vieille ville de grenade. Nous explorons les environs immédiats et plantons le campement sur le parking d’un vieux collège isolé devenu un musée. Malheureusement les propriétaires nous ont mis à la porte. Alors nous avons décalé le campement 10 mètres au-dessus pour admirer le coucher de soleil. Nous nous sommes installés confortablement, superbe campement !
Ce matin, nous partons à l’Alhambra voir ce bâtiment que nous avons tant contemplé la veille. Lorsque nous arrivons devant les massives portes de bronze nous sommes déjà impressionnés par la grandeur du palais. Mais nous ne pouvons entrer car il faut réserver les places la veille dans les banques. Nous continuons notre chemin et arrivons devant une grande porte grillagée que nous choisissons d’escalader pour profiter des jardins. Ils sont d’une beauté surprenante avec tous ces bassins de nénuphars où se faufilent les petits poisons rouges, ces réseaux d’irrigations en pierre qui coulent entre les basins et les plantes taillées à la perfection entourées de fleurs multicolores. Au bout d’un moment nous nous rendons compte que nous sommes finalement dans l’Alhambra et nous en profitons tout heureux. Maintenant il est tant de vous décrire le plus beau de la visite les décorations intérieures du palais. Les murs sont tous recouverts de frises symétriques, de versets du Coran et d’une multitude de décorations diverses. Tout ce travail est fait avec une finesse incroyable puis repasser de couleurs vives aujourd’hui ternies par le temps. Après cette visite imprévue, nous repartons enchantés. Nous reprenons la route où nous traversons d’immenses vergers d’oliviers au milieu de terrains arides. Le soir nous arrivons dans un petit village typiquement andalous et nous installons le campement un peu plus loin sur une colline sous une pluie torrentielle.
VIVA AFRICA : dimanche 7 octobre Et oui ce matin c’est le grand jour nous allons à Algerisas pour traverser le détroit de Gibraltar. Sur le pont le bateau nous poussons des cris de joie, ce matin on change de continent. La côte espagnole s’éloigne pour laisser place au Maroc. Nous passons la frontière sans problème et roulons en direction de la médina de Tétouan. Déjà aux portes sont installés les marchands et une fois la porte passée, commence le véritable souk avec ses ruelles surchargées d’étalages de toutes sortes. Entre les marchands de légumes, de portables, de viandes, de poisons frais, d’épices parfumées, de teintures diverses, de shampoing, des gâteaux recouverts d’un miel parfumé, des boucheries sans beaucoup d’hygiène… Parfois on croise des femmes en habits traditionnels venues des montagnes pour vendre leurs produits à la ville. Les jeunes de notre groupe qui débarquent pour la première fois en Afrique sont impressionnés et émerveillés par la diversité des lieux, il faut avouer pas toujours propre. Au coin des rues il y a des petits restaurants surchargés de monde. Nous faisons nos courses et partons installer le campement sur une petit colline perdue dans les montagne avec une dégustation de pâtisserie marocaine et du thé. On en profite pour passer quelques petits appels avec le nouveau portable satellite de papa.
Aujourd’hui, nous partons à Chefchaouen un village perdu dans la montagne. De loin on aperçoit un village tout blanc, mais de plus prêt, c’est un véritable dédale de ruelles bordées de maisons peintes à la chaux avec des pigments de différents bleus, de grandes portes en bois parsemées de clous en fer et des petits escaliers extérieurs. Dans les rues un peu plus larges s’installent les marchands habituels. Nous allons manger dans un petit restaurant sur une place perdue dans les ruelles. A la fin du repas un petit vieux est venue essayer de nous vendre des flûtes et il nous a joué quelques airs. Après nous sommes allés dans un hammam que papa avait loué et c’est parti pour le grand nettoyage car on ne s’était pas lavé depuis quelques jours et oui c’est ça le camping sauvage ! Au fond d’une ruelle un immense tas de bois et une petite porte c’est le hammam. En entrant une chaleur moite nous envahie. Dans la première pièce il y a l’eau froide et dans la deuxième de l’eau brûlante à vous cuire. Nous faisons nos petits mélanges dans des seaux pour avoir une eau douce et tiède avec parfois des éclaboussures d’eau glaciale. Une fois la douche finie on s’est laissé bercer par le bruit de l’écho de nos chants et les massages. En dessous du hammam, c’est tout un complexe de tuyauteries relié à un immense four à bois où brûlent de grosses bûches qui chauffent l’eau et les murs. Ils s’en servent même pour faire cuire les têtes de moutons qui sont paraît-il pleines de vitamines.
Le long de la route, il y avait plein de gens qui voulaient nous vendre du haschich car ici ils fument ça comme le tabac chez nous. Mais nous continuons notre route à la recherche d’un campement idéal. Au bout d’un moment nous trouvons un coin tranquille dans un bois de pin. Nous ramassons du bois pour notre premier feu de camp et pendant que maman nous prépare un sublime couscous nous plantons les tentes sur des tapis de feuilles. Bien sûr comme nous sommes près de la route, nous ne passons pas inaperçu et bientôt un habitant des alentours vient nous proposer du haschich sans résultat puis il nous aide à finir le campement. Au bout d’un moment il est reparti chez lui pour nous laisser déguster le couscous de maman. Plus tard notre ami revient nous rendre visite. Là commence une superbe soirée de chant, de musique notre ami chantait aussi après Samuel a sorti la goutte de son grand père et peu de temps après nous allons tous nous coucher et notre ami est rentré chez lui en marchant de travers.
LA ROUTE DES COULEURS : mardi 9, mercredi 10 et jeudi 11 octobre Maintenant nous allons rouler deux jours pour rejoindre la piste qui mène aux gorges du Dadès. Pendant la route, nous admirons les immenses paysages aux couleurs changeantes qui s’étendent sur des kilomètres le long de la route. Tout d’abord, ce sont des collines beiges que surplombent des maisons en terres presque blanches qui se fondent dans le paysage, devant, on voit des monticules de foins recouverts d’argile beige pour les protéger de la pluie. Des troupeaux de moutons se promènent sur les collines parsemées d’oliviers. Après nous escaladons les montagnes. Plus nous montons plus on se croirait en France en commençant par des forêts de pin parsemées de petites fleurs, mais en haut c’est vraiment la France on parle français, il fait froid, il pleut, il y a du brouillard et il parait même qu’il y a des girolles et des écrevisses. Plus loin, il y a des collines rouge-sang, tachées par une végétation verte foncée avec parfois un village aussi rouge que les collines qui l’entourent. Toujours plus loin, ce sont des collines grises où ils cultivent le blé, le long de la route les ânes portent les récoltes et des camions vraiment surcharger transportent avec difficulté la paille. Enfin nous arrivons sur la petite route de montagne qui mène à la piste. Notre première piste.
VIVE LES PISTES DEFONCEES ! : jeudi 11 octobre Maintenant nous nous dirigeons vers les gorges du Todra . Au début nous roulons sur une belle route et tout d’un coup nous arrivons directement sur un gué ; c’est le feu vert pour la piste. A partir de maintenant les trous, les bosses, les rochers et les gués se succèdent en permanence, parfois la piste se fond dans l’oued où coule paisiblement un large ruisseau. Le soir nous demandons à des bergers ou nous pouvons nous mettre pour installer le campement. Ils nous indiquent un emplacement et nous demandent si demain on peut emmener une personne avec nous à Imilchil, bien sûr pas de problèmes c’est notre route. Nous installons le campement et maman nous fait un très bon tajin que nous dégustons autour du feu. Le lendemain matin nous plions le campement le plus vite possible sous la pluie et sous les rafales de vent qui soulèvent des vagues de sables et de poussière le tout sous le regard amusé de notre passager qui vient d’arriver. Une fois le campement plié nous reprenons la route avec un passager en plus. Au premier village, on voit les dégâts que les touristes font quand ils viennent dans les environs car les enfants dès qu’ils nous voient arriver se précipitent sur le bord de la route en faisant de grands gestes, comme pour nous saluer, mais si l’on tend l’oreille, on les entend demander des bonbons, des sous et tous ce qui est donnables. Dès que l’on s’arrête, ils s’ameutent autour de nous et si par malheur vous sortez quelque chose de votre poche, il y a des chances de ne plus le revoir. Et oui c’est comme ça que l’on sait où passent les touristes ! Remarque c’est peut-être normal, car nous on a tout et eux presque rien. Plus loin il y a les deux grands lacs salés où maman voulait s’arrêter un moment, mais nous passons notre chemin car il pleut toujours autant. Après les lacs, c’est le village de notre passager qui nous invite chaleureusement à venir boire un thé chez lui. Il nous fait entrer dans une pièce où étaient étendus des tapis sur le sol. Par terre, était assis son frère aîné qui nous a accueilli. Il parlait bien le français mais la discussion était limitée et quand nous lui posions des questions il répondait d’une voix froide et gênée qui me mettait mal à l’aise. Au bout d’un moment ils ont amené du thé à la menthe, du pain, du miel et une espèce de beurre fondu avec un goût de fromage. Après nous sommes repartis dans les montagnes. La route est montée jusqu’à 2870m d’altitude. Parfois dans le fond d’une vallée, une oasis où est cultivée des patates et à côté, un village perdu dans les montagnes. Quand on traverse les villages, on se rend compte de la rudesse des gens, on voit leurs visages durcis par le froid et l’isolement.
LES GORGES DE TODRA : vendredi 12 octobre Aujourd’hui nous arrivons à l’entrée des gorges du Todra. Les falaises abruptes de chaque coté, des rochers monstrueux et au fond des gorges un petit ruisseau. Nous nous installons encore plus profond dans les gorges sur le parking d’un chantier. Le lendemain matin nous pouvons admirer avec plus de lumière les alentours. Nous nous trouvons en fait devant l’endroit le plus étroit des gorges. Un peu plus loin, il y a un grand hôtel et juste à côté une source abondante qui descend tout droit des montagnes. Juste au dessous de nous, il y a l’oued et au milieu du campement deux palmiers. Maël a installé une corde sur la falaise la plus proche pour faire de l’escalade, nous grimpons à une hauteur de 20 mètres. Plus tard, vers midi, un berbère est venu avec ses dromadaires, les premiers dromadaires que nous voyons. Il s’est approché de nous et il est même entré dans le campement pour les accrocher au palmier en plein milieu du campement. Pour la simple et bonne raison que c’est son emplacement pour proposer des promenades et il nous a demandé de partir. On a plié tout et on s’est installé juste à coté pour le repas. Nous restons ici jusqu’à 3 heures, le temps de faire un peu de lessive et nous repartons. pour aller dans les gorges du Dadès. Nous roulons et vers 6 heures, nous cherchons un campement et atterrissons finalement dans un coin tranquille sur le bord d’une piste, dans un canyon de pierre.
LES GORGES DE DADES : samedi13 octobre Ce matin nous reprenons la route des gorges. A l’entrée, c’est une immense oasis où poussent des quantités de peupliers, des légumes de toutes sortes et des vergers qui nous accueillent à l’ombre. Nous longeons l’oasis et arrivons aux « doigts de singe ». Ce sont d’immenses rochers érodés par le temps qui tiennent parfois en équilibre sur les autres et de loin, on croit voir des mains de singes. A la vue de ce paysage extraordinaire, maman décide de partir faire une randonnée à pied au milieu de ces rochers. Nous garons les voiture et partons à pied vers les doigts de singe, nous traversons l’oasis au milieu des champs cultivés, des canaux, des arbres fruitiers et de la rivière. Sur le chemin, trois enfants se sont mis à nous suivre et à nous servir de guide. Au pied des rochers, nous devons déjà escalader et les filles commencent à avoir du mal à avancer avec leurs sandalettes, surtout pour Valérie qui a mal aux pieds. Nous continuons et arrivons sur un petit chemin de terre qui nous fait progresser sur la crête de rocher. Au bout du chemin nous devons retourner dans l’oasis mais les parents sont intéressés par les gorges plus bas. Papa et Samuel sont partis chercher un passage pour descendre alors que les filles, Maël et Romain ont préféré un autre chemin. Au bout d’un moment, moi et maman descendons rejoindre Samuel qui nous attend au passage. Nous descendons et mon chien nous a suivi et ne peut pas passer résultat : Samuel retourne la chercher et la redescend non sans mal. Papa à son habitude est parti devant même si nous lui avions demandé d’attendre. Nous le rejoignons un peu plus loin, dans un amphithéâtre entièrement naturel. Une des deux parois servait de tribune et en face, un immense rocher servait de scène avec une acoustique impressionnante, au milieu d’un paysage impressionnant. Après, nous sommes passés sous un monstrueux rocher soutenu par les parois et quelques autres rochers plus petits. Plus loin, nous entrons dans le véritable canyon étroit, avec les deux parois qui se referment presque au-dessus de nous et des passages à escalader ou bien sûr, il a fallu porter Jessy qui gesticulait dans tous les sens. Elle nous griffait à chaque passage rendant la descente assez comique. Nous continuons le trajet tout en admirant les paysages sublimes qui s’offraient à nous entre les parois abruptes. A la sortie du canyon, nous rejoignons les autres aux voitures et partons à la recherche d’un endroit où manger. Nous reprenons la route, mais pas longtemps, car à peu près 2000 mètres plus loin, nous nous arrêtons dans un bureau des guides pour des renseignements. Le guide qui était là, nous a conseillé un petit coin au bord de l’eau pour le repas et une piste pour aller à Tan Tan plage notre lieu de rendez-vous avec les autres jeunes. Cette piste passe par la vallée des roses et rejoint la route principale de Ouarzazate. Pour commencer nous allons pic-niquer au bord de l’eau dans la palmeraie. Nous remontons la petite rivière jusqu’à un barrage, posons nos affaires et partons nous baigner. Par contre, mauvaise surprise, l’eau est froide et le fond est recouvert d’argile. Les filles elles, se sont entièrement recouvertes de boue et elles ont eu du mal à se rincer. Après, nous avons mangé et repris la route pour rejoindre la fameuse piste.
Au bout d’un moment nous arrivons sur la plus belle piste de notre voyage. Nous roulons assez vite, mais cela ne nous empêche pas d’admirer le paysage de pierres rouge ocre qui s’étendent sur des kilomètres. Parfois, entre les rochers, nous apercevons du sable aussi fin que le sable du Sahara. Rapidement, nous arrivons au premier village et recherchons la direction de la vallée des roses. Nous prenons une piste vers la droite qui menait à un village. A l’entrée du village une autre piste qui, mène à une petite rivière juste en dessous d’un village. Nous remontons la rivière avec nos 4X4, pour nous installer sur une petite plate formes d’herbes. En un rien de temps nous montons le campement, sous les yeux étonner des villageoises. Maman comme d’habitudes nous prépare un bon repas, pendant que j’écris et que chacun fait ce qu’il a à faire. Cette nuit papa moi et maman, décidons de dormir dehors dans les hamacs. Le lendemain matin tout le monde a très mal dormi car à 1800 mètres d’altitude nous avons eu une nuit très froide pour preuve à notre réveil la rosée était devenue de la glace, non je ne vous mens pas il a fait moins de 0°c au Maroc.
LA ROUTE ET ENCORE LA ROUTE : dimanche 14 octobre Et oui il faut rouler ! faire défiler les paysages, des montagnes rocheuses rouge ocre, d’immenses étendues plates et désertiques où pousses quelques cactus et buissons épineux, suivi de champ d’amandier en terrasses, puis des montagnes de roches de granit rose. Dans ces paysages, des villages qui cette fois ne sont pas fondus dans l’environnement, mais de grandes maisons roses ou rouge sang. Et pour finir, après deux jours de route, une grande étendue plate et desséchée avec au loin la mer. Mais avant de passer au bord de mer, je dois vous raconter nos activités durant le voyage, en commençant par l’installation des campements dont un de nuit avec au réveil un très beau paysage, un hammam bien mérité et des pique-niques à répétitions pour finalement et enfin plonger dans la mer. Le lendemain, je me lève et je pars rejoindre le fils de Moamed pour une nouvelle pêche. Ce matin, pas une seule étrille, en vue, seulement des poulpes. Au fur et à mesure que nous progressons, nous en trouvons, une puis deux et après, il me montre un trou, où il y a un homard, pour l ‘appâter, il prend un poulpe et il le promène le long du trou et « pouf », il disparaît et là, il me dit qu’il y a aussi un congre. Conclusion, nous demandons à un pêcheur s’il a une ligne. Une fois équipé, nous retournons au trou et nous réussissons à choper le fameux congre, en réalité, c’est un tout petit, il ne fait que 60 cm de long ! Nous continuons à chercher des congres car il connaît plusieurs endroits mais sans succès, quant au homard, il a disparu ! De retour au campement, tout le monde est en train de plier, puis nous séparons le groupe en deux, moi et les parents, on va dans un endroit que nous a conseillé Mohamed et les autres attendent Gaëlle et Mathias. La route défile sous nos yeux avec un paysage toujours désertique. Au bout de quarante kilomètres nous arrivons à l’oued Chpicar, ici s’est formé une immense lagune d’eau salée, surplombé par des grandes dunes de sable, nos premières dunes et au-delà, on aperçoit la mer agitée. Malheureusement, l’endroit est peu accessible et une seule piste est à peu près praticable, elle mène sur une petite plate-forme rocheuse où nous nous arrêtons pour attendre les autres. Vers quatre heure, le Mitsubishi arrive, suivi de deux voitures, tout le monde est là ! Ils approchent doucement et prennent une piste, mais « paf » voilà la 305 et la 505 qui s’ensable et c’est parti, on sort les cordes, on s’active un peu avec les 4X4 et les voilà sortis en un rien de temps. Maintenant que tout le monde est réuni, on déballe tout pour installe le campement. Quand tout est prêt, Riwal et Mathias sont partis faire du surf et Maël a sorti son cerf-volant, bref, nous avons passé ici un bon moment !
LA PLAGE AUX EPAVES : lundi 15, mardi 16 et mercredi 17 octobre Après cette journée passée à oued Chpicar, nous reprenons la route en direction de Tarfaya. Sur la route, nous passons devant une immense plage avec trois bateaux échoués sur le bord, Ce sont trois grands navires de commerce tout rouillés prêt à s’effondrer à la prochaine tempête. Mais nous continuons la route, puis nous traversons Tarfaya, une petite ville où nous arrêtons juste pour acheter quelques trucs, mais il est trois heures et tout le monde à faim. Nous espérions manger au bord de la mer, mais après le village, on s’écarte de la mer pour un bon moment, résultat, on s’arrête au bout d’une piste près d’une ferme et l’on sort de quoi faire des « méga sandwich » de crudité avec un sublime melon. Une heure après, nous avons fini de préparer et de manger, nous allions tout plier quand le propriétaire de la maison est venu avec sa famille nous invite à boire le thé. Le maître des lieux en lui-même est haut fonctionnaire, il nous dit qu’il est « sultan » de Tarfaya. En tout cas, le père est impressionnant à voir, il est très grand, il a un long bouc et il est vêtu d’une très très grande djellaba et d’un cheich qui cache ses cheveux. Nous rentrons dans la maison, il nous conduit dans une pièce recouverte de tapis et éclairé par une ampoule qui marche au solaire. Tout semble dire qu’ils sont relativement riches. C’est son fils qui nous sert un thé assez fort dans des petits verres marocain. Sa fille, elle parle assez bien le Français et nous discutons, ils nous répètent souvent, « soyez les bienvenus ». Vers la fin, ils nous ont emmené une purée liquide de céréales que nous avons bue à tour de rôle. C’était plutôt bon. Au bout d’une heure, nous devons quand même repartir, nous leur disons au revoir, ils offrent des bijoux aux filles et nous aux femmes, nous échangeons nos adresses et repartons à la recherche d’un endroit pour camper. Les jeunes sont tentés pour revenir à la plage aux épaves, car il y avait de belles vagues, pas de problèmes, les parents sont d’accord, mais eux, c’est plutôt pour le décor qu’ils veulent y aller, en tout cas, on y va ! Lorsque nous arrivons, nous sommes encore loin de la mer, alors papa décide que l’on se rapproche en traversant la plage, le Mitsubishi part devant et s’ensable, suivi par les deux Peugeots, mais elles sont allées moins loin ! Maintenant, il faut sortir tout ce petit monde du sable, le Mitsu lui, s’en tire tranquillement, mais pour les autres, papa veut se faire plaisir et il sort son treuil tout neuf ! Riwal et Mathias, préfèrent aller surfer, aussitôt dit, aussitôt fait, les voilà en combi la planche sous le bras car le soleil commence à se coucher ! En attendant papa et Maël sortent tout ce qu’il faut pour le treuil pendant que le reste de l’équipe plante le campement et que maman fait la cuisine. La vue est magnifique, le soleil se couche rougeâtre avec des lueurs jaunes avec une forte brume d’où ressortent les ombres des bateaux. Papa commence à s’amuser avec le treuil qui marche comme un charme et très vite les deux Peugeots sont sorties du sable. Papa est très fier de son bijou ! Le lendemain, nous restons ici toute la journée à prendre nos premiers cours de surf, à se baigner et plein d’autres chose, mais nous avons surtout passé la plupart du temps à jouer avec les vagues. Pour nous avancer sur la route, cette nuit nous allons rouler un bon moment ! Nous partons au coucher du soleil légèrement caché par la brume de mer. Nous ne sommes pas partis ensemble car certains n’avaient pas totalement fini de ranger et d’autres voulaient faire des courses, on devait se retrouver à la sortie de la ville, mais en fait, nous ne nous sommes pas retrouvé chacun pensant que les autres avaient filé devant. Ce n’était pas très grave car il y a une seule route et effectivement nous nous sommes retrouvés au contrôle de police juste avant la ville de Layoune. Au contrôle, « stop », tout le monde descend, on fait ce qu’ils disent et ils commencent à recopier tous nos passeports (nom, prénom, age, prénoms du père, de la mère…, ils ont mis une bonne demi-heure et ils nous ont laissés repartir…Mais 500 mètres plus loin, re-belote, un nouveau contrôle, la gendarmerie cette fois ! Tout le monde descend, passeport…mais cette fois, il tape avec une machine à écrire qui date de Mathusalem et en plus il tape avec un seul doigt et avec l’autre main, il tient sa lampe de poche, on est halluciné par le gars et sa machine, surtout que sa pile commençait à être usé ce qui rendait le travail encore plus long et comme nous étions douze, nous sommes resté assez longtemps ! Juste après nous arrivons à Layoune, une ville portuaire d’où partent des quantités de phosphate, car il faut le savoir le Maroc à de grande quantité de phosphate. A notre grande surprise, autant les autres villes que nous avons traversées dans le désert n’ont pas l’air fini, et semblent très pauvres, autant Layoune est une très belle ville avec de jolis appartements, de grands bâtiments publics construits avec une architecture moderne et Musulmane. Le plus bel exemple que nous ayons vu, c’est une immense place bordée de structures en toile comme à l’arche de la défense. On se serait cru dans une ville des Emirats Arabe ! Nous sortons de la ville, il commence à se faire tard et tout le monde est très crevé, on est déjà en train de dormir, bref, au premier endroit plat que nous trouvons, nous nous installons, même si le sol est parsemé de pierres. Ce campement, nous le surnommons, « walou city » (cité déserte) car il n’y a absolument rien aux alentours. Après un petit-déjeuner rapide, nous reprenons la route pour Dackhla. Tout le long de notre route, nous longeons des falaises abruptes qui surplombent la mer, sans aucun accès ! Au bout de 200 km, nous voyons enfin une piste qui se dirige vers la mer. Nous la prenons immédiatement car il commence à faire chaud et un petit plongeon ne serait pas de refus, au bout de la piste, nous arrivons à une petite plage à côté d’un bâtiment apparemment vide. Nous allons tous nous baigner et Mathias, assez casse-cou veut aller faire du surf, alors que les vagues n’étaient pas vraiment top pour et même si il s’y connaît bien, il s’est ramassé plusieurs fois. Au bout d’un moment, une voiture arrive, il en sort quatre policiers dont le commandant de la brigade d’à côté. Très gentiment, il vient nous voir et discute avec nous, il nous parle d’une jolie plage pas loin d’ici où on peut camper et pêcher ? Bien sûr la proposition est intéressante, donc nous prenons immédiatement la direction indiquée et en un rien de temps, nous arrivons sur une plage superbe avec, d’un côté une falaise érodée par les embruns de la mer et le vent laissant des dégradés de jaunes, de beige et d’ocre. De l’autre coté, il y a la plage, parsemé de grands bosquets qui forment un labyrinthe. Nous nous installons et chacun se met à ses activités, lecture, écriture, sieste, peinture et promenade. Sur la plage, deux ou trois pêcheurs essayent de prendre du poisson dans les bouillons des vagues. Lorsque nous nous sommes rendus compte qu’ils pêchaient des petits bars mouchetés, on s’est dit, « pourquoi pas nous » et c’est parti, nous déballons les trois lancés et l’on monte les lignes ? A notre tour, nous lançons dans les vagues en furies. Peu de temps après, je remonte ma ligne poussée par les vagues et voilà déjà un petit bar, tout fier, je le montre à papa et Samuel qui pêchaient à côté, puis je vais chercher une bassine pour le mettre et à peine revenu, il y avait déjà deux petits bar sur le sable que le pêcheur qui nous avait donné des appâts avait péché. Pour papa et Samuel toujours rien et les vagues ramènent toujours les lignes sur le bord. Pour finir, papa en pêche un et le pêcheur nous en donne. Le soir nous avons fait un grand feu à l’abri du vent et nous avons dégusté nos poissons. Au bout d’un moment, les surfeurs nous quittent pour Dakla pour faire les derniers préparatifs avant le convoi du désert. De nouveau nous nous retrouvons à huit. En fin de soirée, Sophie, Romain, Samuel et moi, nous décidons de tenter la pêche aux moules, motivés on y va ! Au premier regard, rien, absolument rien, on continue attention, il y a des moules, mais à deux millimètres de grosseur, il n’y a pas grand-chose à manger, et tous les rochers sont pareils, pas une moule assez grosse. Pour finir, on s’installe sur un gros rocher à observer les étoiles et à discuter jusqu’à une heure du matin.
LE CONVOI : jeudi 18 et vendredi 19 octobre Ce matin, nous partons en direction de Dakla. Là, nous devons faire les papiers pour la traversé du Sahara occidental en convoi. Bien sûr sur le trajet, deux ou trois contrôles de police habituelle mais rapide cette fois. Achat de nourriture, d’eau, d’essence et le plus importants, les papiers. Moi je reste dans la voiture écrire mon journal que je vous envoie, malheureusement, l’ordinateur sur lequel je tapais a pris un coup, car le clavier a pris le sable ou de l’humidité et l’écran ne marche plus... Donc, maintenant, tout ce que je vous envoie est écrit à la main puis tapé au cyber café par maman. Papa se déplace sans arrêt la voiture de formalités en formalités, maman, s’occupe des messages, et les jeunes font les courses. Pour l’eau et l’essence, on les prendra demain. Durant la journée dans cette ville sans beaucoup d’histoire et sans aucun charme, nous nous permettons le luxe d’une vraie douche pour ensuite nous installer en dehors de la ville près d’une villa qui nous protège du vent. Le lendemain matin, nous allons chercher l’eau et l’essence dans une station à deux cents mètres du campement. Nous retournons un peu en ville et à une heure au lieu de midi nous sommes partis au début du convoi. A deux heures, nous attendons encore au milieu de la diversité des voitures et des camions qui descendent en Mauritanie, entre les deux chevaux, les Peugeot, les nombreux Land Rover et quelques autres 4X4. Mais les plus impressionnants sont quand même les camions, entre les camions anglais sans carrosserie pour pouvoir voir le paysage, le camion d’un allemand suréquipé, avec un 4X4 camion avec d’énormes roues et 180 litres d’essence pour lui tout seul et l’intérieur aménagé comme un camping car et les vieux camions Mauritaniens en piteux états ! Mais le temps passe, il est trois heures, il fait très chaud… enfin à quatre heures on part, tout le monde va aussi vite qu’il peut et tout le monde est content de partir, mais peu de temps après re-attente, puis re-départ cette fois pour de bon, je ne sais rien de la suite, je me suis endormi tranquillement car toute la nuit j’ai été malade à vomir et à avoir la diarrhée comme jamais vue. Pour la nuit, je sais juste que nous nous sommes arrêtés sur un terrain merdique qui servait aussi de décharge publique.
ENFIN LA FRONTIERE : samedi 20 et dimanche 21 octobre Le lendemain matin, nous en avions fini avec le convoi et allions passer la frontière Mauritanienne. Mais la aussi nous attendait de longues heures d’attente…Premièrement, nous devions passer la police marocaine, une petite bicoque en ciment, puis la douane marocaine en plein air et une fois sortie du Maroc, nous arrivons à la douane mauritanienne faite de tôle ondulée. Quand on les voit sous cette chaleur dans des tentes en tôles, on hallucine ! Moi je les ai vus que de loin, mais d’après ce que m’ont raconté les parents, c’était assez spectaculaire et puis, il nous faut les visas, les papiers pour les voitures, les papiers pour les devises et à chaque fois c’est un nouveau bureau tout aussi folklorique que les douanes. Pendant que nous faisions les papiers, quelques personnes viennent nous proposer de nous guider chez le bureau des guides car il n’y a pas de route à partir de maintenant jusqu’à Nouakchott. A peine parti, on perd les traces de la route et c’est notre premier petit ensablement, les Peugeot ne sont pas passés, on pousse juste un peu et s’est reparti… Arrivés au bureau des guides, une quinzaine de guide saute sur papa qui vient de sortir, sa parle, sa parle… et l’on se met d’accord avec un guide et c’est enfin parti, je n’ai pas tout compris de la négociation, mais un guide monte dans une des 505 et nous la suivons.
Notre guide est monté dans la 505 break et nous le suivons. Les paysages qui défilent sont vraiment du beau désert. Au bout d’un moment, nous arrivons sur une immense plate forme et là, nous descendons, il n’y a plus un buisson, que du sable à perte de vue… Au bout de cent mètres, les Peugeot s’enlisent. Au début, plein d’enthousiasme, on sort les pèles, les plaques de désensablage et c’est parti, on commence par la break. On pousse et c’est parti, on passe de justesse, mais on passe. Aller, on enchaîne sur la berline, mais là, on se ré-enlise, on essaye cinq fois, mais pas moyen de la sortir…on pause bien les plaques comme il faut, mais rien à faire on se ré enlise juste après. Maël est alors parti chercher le Mitsubishi pour la tirer et là enfin, nous sortons la voiture du sable. Tout le monde n’en peut plus d’avoir poussé la voiture sous un soleil de plomb avec une chaleur torride. La route continue sur une immense étendue plate de boue salée, au bout d’un moment, une petite étendue d’eau salée apparaît, tout le monde espère se baigner, mais le point le plus profond est de 20 cm, alors déçu, on reprend la route. Nous nous retrouvons maintenant de nouveau sur un désert de roches et au loin nous apercevons, une dune, puis deux… mais assez espacée. Le plus étonnant, c’est leur forme toute pareille en arc de cercle. Mais la nuit approche et nous devons choisir un campement, nous nous installons au creux d’une dune. A peine descendue, tout le monde escalade la dune d’où l’on peut voir assez loin. Le paysage est plat et rocailleux, des buissons poussent en grande quantité et parfois de ci de la persistent quelques arbres nu et bien sûr quelques dunes, chacune dans leur coin. Le soir, il a fallu s’occuper du guide, se mettre bien d’accord avec lui pour les prix et le reste et aussi s’occuper des premiers ennuis mécaniques sur les Peugeot. Les jeunes ne s’attendaient pas à ce que la route soit si mauvaise. Le lendemain matin, nous reprenons la piste, le paysage ne change toujours pas, la piste non plus, pendant un long moment nous voyons le désert de roche parsemé de sable. Enfin en fin de matinée, le paysage change et le sable se fait de plus en plus fréquent, les dunes disparaissent, le guide nous annonce que nous approchons de la mer. La canicule de midi est là, tout est plat, se ne sont que des plaques de sable et des plaques de coquillages tassées par le passage des voitures assez fréquent, mais maintenant la piste est bonne, nous allons vite pour ne pas rester bloqué dans le sable, mais les moteurs des Peugeot commencent à vraiment chauffer et il ont du mal à refroidir, résultat, on avance plus beaucoup. Comme tout le monde était pressé de rejoindre la mer, on a pris un câble et on a accroché la berline au Land et on l’a tracté sur plusieurs kilomètres et une heure après, nous étions enfin au bord de la mer. Tout le monde laisse ses habits dans les voitures et tous à la flotte ! L’eau est chaude, mais après la chaleur que nous avons eus, on a l’impression quelle est froide. Elle est aussi très salée et on flotte, bien tranquille sur l’eau claire. Après, nous n’osons plus sortir de l’eau, car à peine sortis, le soleil et le vent font évaporer l’eau et ça fait très froid ! Ensuite, nous nous installons tranquillement à l’ombre d’une falaise pour le repas. Le guide qui a fait une longue sieste, nous propose d’aller cette nuit dans une grande tente berbère un peu plus loin au bord de l’eau. Bien sûr, on est intéressé, mais comme on n'est pas sûr, c’est les parents qui passent devant et le reste du groupe se pause. Olivier, Riwal et Mathias partent faire de la plongée, Gaëlle et moi on les suit de la berge et le reste du groupe fait une petite sieste. A peine on a rejoint les plongeurs, qu’ils ont déjà pris une raie, ils l’ont emmené sur la berge et on la tue et c’est reparti… En attendant Gaëlle est partie chercher un saut pour mettre les poissons, mais déjà, Riwal ressort avec une nouvelle raie ! Mais il faut retourner aux voitures, les parents ont tranché, on reste aux tentes Mauritaniennes pour la nuit, cela nous évitera de monter les nôtres et surtout ça va être sympa. On fait un peu de route et nous voilà arrivé aux tentes. Les tentes Mauritaniennes sont beiges avec à l’intérieure des motifs de tissus en patchwork, le sol, lui est recouvert d’un grand tapis en plastique, avec des mousses tout autour. Tout le monde retourne à l’eau, bouquine ou cuisine… Moi et Maël, nous sommes retournés pêcher avec comme appât les tripes de la raie et nous avons pris un bar que nous avons amené à la popote. Le soir, nous avons mangé nos supers poissons avec des patates et de la sauce, c’était super bon !
LA PECHE MIRACULEUSE SOUS LA CANICULE : mardi 23 octobre Ce matin, les parents décident avec tout le monde, de ne pas rouler aujourd’hui. Mais les filles sont intéressées pour aller à un village d’où l’on peut partir faire des virées au banc d’Argin en bateau. Les gars eux préfèrent rester ici pêcher, bref, on sépare le groupe en deux, les filles vont au village et nous on reste pêcher. Pour commencer, papa Samuel et moi nous partons pêcher avec nos cannes, mais nous n’avons réussit qu’à prendre une dorade et beaucoup de cailloux qui abîmaient nos lignes, ce qui nous a énervé et on a abandonné. Pendant ce temps, les autres sont partis plonger et Samuel à fait une nouvelle tentative avec Romain de pêche à la ligne mais avec les conseils d’un pêcheur du village. Moi je repris l’écriture de mon journal… Au bout d’un moment Sam et Romain reviennent avec une dorade, mais hélas, ce n’est pas eux qui l’on pêché, car ils étaient trop occupés à se défaire des rochers… Les plongeurs ont eux plus de chance, car au bout d’un moment, Mathias est remonté avec un énorme poisson perroquet de trois kilos et il était très content… quant aux autres, ils ont perdu la tête tellement il y avait de poissons et du coup, ils n’ont rien pris. Une fois sortie de l’eau, ils sont venus nous rejoindre sous la tente brûlante. Nous étions à l’ombre, mais il faisait tellement chaud que nous étions trempés de sueur et au moindre mouvement, c’était encore pire… de toute façon tout le monde faisait la sieste ou était avachi dans un fauteuil, à ne rien faire. Dès que nous sortions, on avait l’impression de recevoir un grand coup, on avait le tournis et durant trente secondes, on ne voyait plus rien, sauf une grosse masse noir… c’était une véritable canicule que l’on est pas prêt d’oublier. Nous n’étions bien que dans l’eau ! Plus tard dans l’après midi Samuel et papa sont partis plonger, j’aurais bien voulu les accompagner mais je suis trop jeune pour utiliser un fusil de plongée, dommage ! Je me suis baigné, et à un moment, j’ai entendu Samuel qui appelait, il avait attrapé une grosse raie, il l’a ramené sur la berge et comme il n’avait pas de couteau pour la tuer et comme il n’osait pas lui taper dessus, j’ai pris une pierre et c’est parti… C’est peut-être un peu dégelasse, mais c’est efficace…Je ramène le poisson à la tente tout en l’observant. Peut de temps après, il en reprend une alors « splatch » et une deuxième raie ! Mais il nous faut rentrer car les gars veulent récupérer leur matériel. Je rentre au campement où il y a un peu d’animation car des Français viennent d’arriver. Ils déballent tout leur matériel, 5 ou 6 glacières, les tables, les saucissons, le pastis… et tout ça en plein milieu du désert ! Au soleil couchant les plongeurs reviennent avec une quantité phénoménale de poisson, il y en avait pour au moins 20 kilos de raie et une grosse quantité de poissons divers. Ils étaient tous très fière de leur pêche, surtout Maël qui avait pris à la ligne un énorme mulet jaune. Après nous avons passé une bonne heure à les vider laissant derrière eux un gros tas de tripes dont les oiseaux se sont régalés. Après pour fêter ça, nous avons fait un super thé en attendant les filles. Le soir nous avons fait un super festin de roi et on n’enviait pas du tous nos voisins avec leurs chips et leurs saucissons.
NOUAKCHOTT : mercredi 24, jeudi 25 et vendredi 26 octobre Ce matin, nous nous levons très tôt pour partir avant la grande chaleur, dans le petit matin frais, nous plions le campement pour partir au levé du soleil. Nous avançons au milieu du désert en direction d’un petit village où se trouve le poste du parc du banc d’Argin. Notre guide était bien tenté de l’éviter pour ne pas payer les cinquante francs par jour et par personne au parc et ainsi les récupérer pour lui… Alors, il nous a emmené dans des galères, il a essayé de contourner le village en faisant du hors piste, mais les petites voitures ne pouvaient pas passer ! Ils se sont tellement enlisés que même le Land Rover qui les avait si souvent sorti a eu du mal à les tirer. Alors, changement de programme, on a pas le choix, il faut faire passer les deux Peugeot par le village. Les 4X4 passent par la dune avec pour seule indication, vous filez dans cette direction pendant cinq kilomètre, puis vous prenez à droite pour rejoindre la piste de la plage… Maman et Gaëlle qui avait payé le parc quand elles avaient fait du bateau, prennent une voiture suivie de Riwall et Olivier. L’autre partie du groupe parte en 4X4 sans le guide. On s’amuse comme des fous, on fonce à toute vitesse et on slalom entre les buissons, on trouve ça tout à fait sympa ! On passe partout et après une demi-heure de hors piste, on retrouve la plage et hop, tout le monde à la flotte. L’eau est chaude et douce et d’une clarté impressionnante et on se laisse bercer par la douceur des petites vaguelettes… Pendant ce temps, au poste du parc, le guide raconte tout un tas d’histoire pour expliquer où est passé la Land Rover et les deux autres jeunes filles qui étaient avec maman et Gaëlle la veille, mais bon avec quelques billets ça passe. Sauf que Riwall et Olivier ont payé… Papa s’amuse bien, il appelle le guide le pirate et il entre dans ses combines, maman apprécie moins… A la fin de la baignade, on se retrouve tous et nous commençons la descente vers Nouakchott sur la plage. D’un coté, il y a la mer bleu turquoise, de l’autre les dunes de sable fin et nous roulons tranquillement sur le sable humide. Parfois nous traversons un village de pêcheurs où sèche au soleil sur la plage des poissons qu’ils ne mangent pas, comme des quantités de petits requins de toutes sortes. Parfois nous dérangeons un banc de mouettes qui s’envolent sur notre passage. Au bout d’un moment, nous sommes bloqués par un bouchon sur la plage, car il y a un passage avec des rochers et il faut passer dans l’eau. Après hésitation on se lance et on passe sans problème. Un peut plus loin, le guide quitte la plage pour prendre une piste à l’intérieur des terres, soi-disant plus facile qui retrouve la plage plus loin. C’est la piste la pire que nous ayons jamais vu, un mélange de tôle ondulé avec des gros trous et parfois de gros bancs de sable… Sur le côté, le paysage a changé, du désertique à des buissons desséchés, puis des grandes plaines vertes. Parfois, il y a des tentes mauritaniennes avec autour des troupeaux, de chèvre, de zébus, de chameaux… L’air est moins sec… Vers trois heures nous nous arrêtons pour manger. C’est l’occasion d’un coup de « geule », entre maman et le guide, nous ne reverrons pas la mer, la piste va directement à Nouakchott, le guide nous a raconté des histoires, maman est furieuse car nous voulions faire un dernier campement sur la plage et en plus la piste était plus facile…. Mais sans doute qu’il y avait d’autre bureau du parc et cette fois encore il voulait les éviter pour se remplir les poches… Nous reprenons la route et arrivons bientôt à la ville, environs deux kilomètre avant la ville, les poubelles commencent à s’amonceler par monticules entiers, dans les creux, il y a même des flaques d’huile de vidange… nous observons se paysage désolant durant deux kilomètres puis nous arrivons dans les banlieues où se construisent d’immenses maisons. On se demande où ils prennent les sous pour les construirent ainsi que pour acheter leurs grosses voitures… Puis nous approchons de la vielle ville, là c’est différent, les maisons sont plus petites et certaines voitures sont dans un état inimaginable au point qu’on se demande comment ça marche ! Dans le centre ville, on retrouve aussi toutes les « mouches » qui veulent prendre leurs commissions sur tous nos faits et gestes, certains sont accros et même agressifs et pour toucher les plus grosses commissions possibles, ils nous emmènent dans des endroits très chics totalement dépourvus d’intérêts… C’est finalement notre guide qui nous a emmené dans un petit restaurant au milieu de l’animation de la foule et des marchés. Après un repas agréable, nous sommes partis à la recherche d’un camping pour la nuit. Le premier camping que nous avons trouvé était très chère et en plus il y avait de la place soit pour nous, soit pour les voitures mais pas les deux ! Le deuxième c’était pas mieux alors pour finir, nous avons planté quelques tentes à l’intérieure et laissé les voitures sur le parking où nous avons accroché les hamacs et nous avons passé une très bonne nuit sur le parking. Le lendemain matin, nous prenons une bonne douche et c’est une journée quartier libre pour les achats. Les parents veulent acheter des tentes mauritaniennes. Notre point de rendez-vous c’est le cyber café, j’en profite pour lire mes messages et écrire un peu. Quand maman est revenue avec Gaëlle, Maël et Romain, ils avaient acheté sept tentes. Ensuite, j’ai été avec mangé un petit sandwich dans un petit boui boui à coté du marché, puis vers trois heures, on rejoint les autres au cyber. Là Samuel et Valérie, nous annoncent qu’ils ont trouvé des tapis, mais qu’ils doivent attendrent quatre heures pour retirer de l’argent, bon papa dit OK. Mais leur guide était vraiment mauvais, le distributeur qu’il leur avait indiqué ne prenait que les cartes du pays, ensuite, il nous a fait tourner en rond pour en trouver d’autre, ensuite, il ne savait plus comment faire, bref, au bout d’une heure et demi, on laisse tomber les tapis… Et enfin on prend la route du Sénégal !
SUR LA ROUTE DU SENEGAL : samedi 27 et dimanche 28 octobre Après avoir quitté Nouakchott, nous avons roulé assez tard et planté les tentes de nuit… Le matin, lorsque je me suis réveillé vers sept heures, le paysage était légèrement éclairé par le soleil et recouvert d’une épaisse brume, on apercevait un paysage de petite dune avec ça et là des arbustes, tout prêt, des gloussements de chameaux et quelques chiens. Petit à petit, le soleil, perce un peu plus la brume laissant voir le paysage de plus en plus loin. Il fait frais, papa prépare le thé et Maël est parti chercher le pain au village un peu plus loin et moi je me prépare une mixture de céréales. Le reste de la troupe se réveille progressivement… Quand Maël revient, il est accompagné d’un villageois, il a dans la main quelque chose de blanc et on l’entend gaiement dire : « qui veut de la bosse de chameau toute fraîche et encore chaude ! » Mais il n’y a pas de volontaires, et finalement, je me lance à goûter un morceau, c’est gras, très gras et cela n’a aucun goût, en faite, ce n’est qu’une grosse boule de graisse qui sert de réserve d’eau au chameau, c’est ainsi qu’il peut rester plusieurs jours sans boire. Bien sûr, tout le monde se demande d’où Maël tient ça en plein milieu du petit déjeuner ! C’est tout simplement, qu’au village pas très loin, ils viennent de tuer un chameau ce matin et ils sont en train de le dépecer, alors on finit vite le petit déjeuner et on va voir ça ! En effet cinquante mètre plus loin, au milieu de la brume, il y a par terre tranquillement installé un chameau en train de se faire dépecer. C’est assez spectaculaire, pour commencer, ils enlèvent la bosse dans laquelle il n’y a aucun os, puis à la hache ils découpent les cotes pour ensuite faire sortir tous les intestins qui sortent rapidement dans une grosse poche de peau fine. Je me suis arrêté là… Maintenant la brume est complètement partie et les enfants du village, sont venus nous rendre visite, ça les amusent beaucoup de nous voir ici, ça met de l’animation ! Au bout d’un moment, les enfants proposent à Riwall d’aller voir leur âne et peu de temps après, on le voit revenir à dos d’âne. Bien sûr, tout le monde rigolait, Gaëlle va le rejoindre et c’est parti pour le tour du campement… Après moi et Olivier, nous prenons la relève, heureusement que les enfants tenaient l’âne pour le diriger, Gaëlle a essayé toute seule et c’était encore plus comique. Pour finir, ils nous ont fait une petite démonstration et ils savent eux le diriger au doigt et à l’œil. Ensuite Gaëlle a voulu essayer de traire une chèvre, au début, ils ont dit non, mais tout bien réfléchi, c’était une bonne occasion de rigoler encore ! Donc, ils sont partis pour attraper une chèvre, pas facile, elle court bien ! Ils montrent à Gaëlle comment faire, mais elle n’a pas réussi… tout le monde à bien rigolé et les volontaires ont goûter le lait encore tiède. Pour finir, voilà venu le moment du troc, Riwall est assez intéressé pour échanger des vêtements européens contre une belle djellaba bleue que les mauritaniens portent par-dessus leurs vêtements. Le prix de la djellaba a été de deux pantalons et deux sweats. Après ce bon moment passé avec les villageois, nous devons partir car aujourd’hui nous passons la frontière du Sénégal à Rosso. Pendant le trajet, le paysage change pour devenir progressivement de la savane avec de l’herbe haute et des arbres épineux. Il y a aussi les arrêts inévitables à tous les postes de police, ils jettent un coup d’œil sur les papiers et c’est reparti… Juste avant d’arriver à Rosso, un policier nous apprend qu’il y a deux route pour passer la frontière, le bac que nous voulons prendre et une piste qui mène à un pont. Mais comme les jeunes ne veulent pas rependrent des pistes à cause de leurs voitures fatiguées, nous continuons en direction du bac. Nous arrivons à Rosso, c’est une ville sale et à première vue assez pauvre, dès que nous arrivons des jeunes nous sautent dessus pour nous proposer de nous aider aux formalités de frontière, comme toujours c’est le bazar… Nous entrons dans la zone d’embarquement et on attend pendant que papa s’occupe des formalités, ensuite on attend le bateau. Quand le bateau arrive, de viner ce qu’il y avait dessus, deux voitures, des gens… et un troupeau de chameau ! Un troupeau de chameau qui passe tranquillement le fleuve Sénégal sur le bateau et qui accoste aussi tranquillement. On regarde passer ce magnifique troupeau avec les adorables bébés chameaux qui ressemblent à de véritables peluches. On s’apprête à embarquer, mais non, le bateau ne repart pas tout de suite de l’autre coté car il est midi, car le policier qui surveille doit aller manger, prier et sans doute aussi faire la sieste pendant qu’on y est ! Il ne reprendra qu’à trois heures, alors pour passer le temps, on fait la cuisine, on mange et on se baigne. L’eau du fleuve est douce et chaude, même si elle est boueuse et que parfois des petits poissons viennent vous titiller les jambes. Nous faisons aussi des concours de sauts et de plongeons avec les enfants qui traînent autour du bateau, bref, nous avons passé un moment agréable. Vers trois heures, au moins ils sont ponctuels, ils nous demandent de sortir de l’eau car le bac va bientôt partir. Sur le bateau, il ne se passe rien d’extraordinaire. Le bateau traverse doucement le fleuve Sénégal, d’un côté c’est la Mauritanie, de l’autre le Sénégal. Sur la berge de l’autre coté, c’est le même cirque, on a à peine posé le pied à terre, que les mouches viennent se proposer pour les formalités pour avoir un petit peu d’argent. Papa s’en débarrasse et gare la voiture sur le parking et maintenant, se sont les enfants qui nous envahissent …ils nous demandent des cadeaux et ils sont particulièrement tenaces ! Pendant que papa s’occupe des formalités, les jeunes essayent de vendrent des pièces de voitures car nous n’avons pas assez d’argent liquide sur nous ! Les formalités de police sont enfin finies, nous passons maintenant à la douane pour déclarer les voitures. Là, la personne qui s’en occupe doit recopier les papiers du véhicule et des passeports, il a mis deux heures et quand je dis deux heures je n’exagère pas, il était d’une lenteur incroyable… Pour patienté, nous avons fait du thé en discutant avec tous les curieux du coin. Quand papa nous a annoncé que c’était terminé, nous étions bien content de quitter les lieux, les enfants commençaient à fouiller nos poches pour récupérer quelques choses. Il nous a fallu aussi trouver quelqu'un pour nous prêter de l’argent jusqu’à Saint Louis où il y avait enfin un distributeur d’argent. Nous avons pu finalement quitter la frontière en soirée au couché du soleil pour filer directement sur Saint Louis…
LE SENEGAL : lundi 29 et mardi 30 octobre Nous arrivons à Saint Louis, l’ancienne capitale du Sénégal coloniale, nous traversons un bras du fleuve et entrons dans la vielle ville aux bâtiments coloniaux tel que l’hôtel de la poste où logeait les aviateurs comme Saint Exupéry. Nous cherchons rapidement le distributeur et allons à un camping pour passer la nuit. Nous traversons un quartier de pêcheur, où l’on voit l’ombre des grandes pirogues et surtout, nous sentons l’odeur des poissons séchés ou pourris… Le lendemain, dernière étape du voyage, nous reprenons la route pour Thiès, M’Bour, pour enfin arriver à notre campement… Mais ça c’est une autre histoire !
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